La Dacia Sandero, produite de 2013 à 2020, représente une approche sans fioritures de l’automobile abordable. Bien qu’il n’excelle pas en termes de raffinement, il offre un ensemble étonnamment spacieux et fonctionnel à un prix inférieur à celui de presque tous les concurrents. L’attrait du Sandero réside dans sa simplicité, sa durabilité et sa capacité à servir de moyen de transport fiable sans luxe inutile.
Style épuré, design pratique
Les modèles de base « Access » sont austères : des pare-chocs en plastique gris, des roues en acier de base et des garnitures minimales lui donnent un aspect plus utilitaire qu’élégant. Les finitions supérieures, comme la Lauréate, offrent une esthétique plus contemporaine avec des finitions améliorées. Cependant, même dans sa forme la plus basique, la Sandero privilégie la fonction à la forme. Cela reflète un choix de conception délibéré visant à réduire les coûts, le rendant accessible aux acheteurs privilégiant l’aspect pratique plutôt que le prestige.
Une plateforme héritée, mise à jour en permanence
La Sandero est construite sur la plateforme « B0 » de Dacia, un dérivé des bases de la Renault Clio 2 de 1998. Bien que certains composants soient recyclés, la Sandero a subi d’importantes mises à jour, notamment un lifting en 2017 avec des phares révisés, des feux de jour à LED et une nouvelle calandre. La gamme de moteurs a également connu des changements, avec une unité de 1,0 litre plus efficace remplaçant l’ancien moteur de 1,2 litre. Cela illustre l’engagement de Dacia en faveur d’une amélioration progressive, même dans un cadre axé sur le budget.
Conçu pour les marchés mondiaux
Dacia conçoit ses voitures pour résister aux conditions difficiles des marchés en développement comme l’Afrique et l’Amérique du Sud, ainsi que sur les routes européennes. La suspension de la Sandero, une configuration standard à jambes de force MacPherson à l’avant et à poutre de torsion à l’arrière, est plus robuste que celle de nombreux concurrents. Cette durabilité se fait au détriment du confort de conduite, mais garantit la longévité dans des environnements difficiles. Les vitrages latéraux de Sandero, identiques à ceux d’autres modèles Dacia comme Logan et Duster, démontrent une fois de plus cette approche d’ingénierie globale et rentable.
Options de moteur : l’efficacité plutôt que l’excitation
La Sandero propose trois choix de moteurs : un 1,0 litre développant 74 ch, un TCe turbocompressé de 0,9 litre et un turbodiesel de 1,5 litre. Le 1,0 litre est l’option la moins chère, avec un temps de 0 à 100 km/h de 14,2 secondes, tandis que le TCe offre des performances plus réactives (11,1 secondes). Le diesel offre la meilleure économie de carburant (74,3 mpg) mais est plus bruyant à des vitesses plus élevées. Aucun de ces moteurs n’est particulièrement raffiné, mais tous privilégient la fonctionnalité et l’efficacité énergétique plutôt que le plaisir de conduire.
Espace intérieur : un élément remarquable
L’habitacle de la Sandero est spartiate mais étonnamment spacieux. Il offre 830 mm d’espace pour les jambes à l’arrière, 950 mm d’espace pour la tête et 780 mm de longueur de coffre, soit plus que de nombreux concurrents comme la Suzuki Alto ou la Skoda Citigo. Les adultes peuvent s’asseoir confortablement à l’arrière et la configuration à cinq portes avec un coffre pratique en fait une voiture familiale véritablement utilisable. Bien que les matériaux intérieurs soient durs et basiques, ils semblent durables.
Compromis et inconvénients
Les mesures de réduction des coûts de la Sandero comprennent des vitres et des serrures de porte manuelles dans les versions de base, pas de climatisation et une colonne de direction fixe. Les sièges arrière n’ont pas d’appuie-tête dans les modèles d’entrée de gamme, un problème de sécurité potentiel. La voiture exige également que le conducteur soit le dernier à sortir pour la verrouiller, un inconvénient inutile. La mise à niveau vers des versions supérieures ajoute des fonctionnalités telles que des vitres électriques, un verrouillage centralisé et une radio, améliorant ainsi la convivialité mais ne modifiant pas radicalement la simplicité fondamentale de la voiture.
Dynamique de conduite : adéquate, pas inspirante
La maniabilité de la Sandero est adéquate mais banale. La conduite peut être cahoteuse en raison de la suspension rigide conçue pour les routes accidentées. La direction est bien équilibrée et la voiture tourne avec compétence, mais l’expérience de conduite est loin d’être engageante. Le levier de vitesses est légèrement cranté et les pédales manquent de précision.
Conclusion
La Dacia Sandero (2013-2020) est une option intéressante pour les acheteurs qui privilégient avant tout l’abordabilité et l’aspect pratique. Il sacrifie le raffinement au profit de la durabilité et de l’espace, ce qui en fait un véhicule simple, bien adapté aux conducteurs soucieux de leur budget. Même s’il ne remportera aucune récompense pour le plaisir de conduire, il offre un transport fiable à un prix difficile à battre.





























