Ferrari revient au manuel — pour un demi-million de livres

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Ils ont raté le changement de vitesse.
Ce n’était pas un caprice ou un gadget marketing rétro né de l’ennui. Enrico Galliera, directeur commercial de Ferrari, admet que la boîte de vitesses manuelle figure en tête des souhaits des clients depuis des années. Aujourd’hui, après 14 ans de sécheresse depuis la Californie, Maranello écoute.

Rencontrez le 12Cilindri-Manuale.

Seules 1 499 unités seront déployées. Cette rareté n’est pas bon marché. Au prix de 590,0 € pour le système à double embrayage, vous payez 590 €, soit environ 508 000 £, soit la moitié du prix d’une voiture ordinaire. Vous obtenez une pédale d’embrayage. Vous obtenez l’emblématique levier de vitesses à porte ouverte. Vous obtenez une voiture qui semble analogique mais qui est fondamentalement et secrètement numérique.

Attendez, laissez-moi clarifier.
Il n’y a aucun lien physique entre ce levier de vitesses et la boîte de vitesses suspendue à l’essieu arrière. La voiture est légalement et techniquement automatique. Ferrari a conservé le DCT standard à huit vitesses, mais a supprimé les palettes et ajouté une nouvelle couche d’entrée. Vous poussez l’embrayage. La voiture vous entend.

La pédale d’embrayage indique à la boîte de vitesses le degré de friction à appliquer.

  • Conduite languissante ? Le système adoucit le mordant, vous permettant de vous amuser sans brûler les pneus.
  • Coup de pied violent ? Envie de glisser ? Frappez la pédale. Les packs d’embrayage évacuent le couple. Les pneus arrière perdent la traction.
  • Calage ? Bien sûr, vous pouvez arrêter le moteur si vous essayez suffisamment. L’authenticité compte.

Mais il y a une limite à l’illusion.
Vous ne plierez pas les soupapes si vous passez en première place au lieu de troisième à grande vitesse. L’électronique refuse d’accepter une rétrogradation « errante ». Valentin Marguet, responsable du projet, affirme qu’il ne s’agit pas d’artifice. Il dit que la mécanique dicte la sensation.

“L’électronique n’est là que pour communiquer.”

C’est le pitch. Le DCT est le moteur, mais vos mains et vos pieds sont les moteurs. Vous ne conduisez pas d’ordinateur ; vous conduisez la sensation de conduire.

Est-ce que ça marche ? Probablement.
Pouvez-vous le mettre en automatique pour le trafic de Londres ? Oui. La plupart le feront. Le double embrayage reste actif sous le capot, attendant que vous abandonniez les commandes en cas d’embouteillage. C’est le meilleur des deux mondes. Ou est-ce ?
Certains pourraient appeler cela un compromis. Ferrari appelle cela l’innovation sans compromis.
Ils ont réussi à donner à un ordinateur l’impression d’être du métal et de la corde. C’est une astuce que peu de gens peuvent réaliser.
Cela changera-t-il notre perception des voitures de performance ? Peut être. Ou peut-être que nous voulions juste vraiment revenir une fois de plus à la quatrième place.

La porte est ouverte.
Si vous pouvez payer les frais d’entrée, la porte est juste là.