Ambiance rétro. Groupe motopropulseur moderne. Le prix qui compte vraiment.
Citroën ne s’en cache plus. La 2CV revient en octobre au Mondial de l’Automobile de Paris 2016. Eh bien, 2026. Attendez. Ne précipitons pas les choses. Après trente-six ans dans le noir, l’icône se réveille. Plus de cinq millions d’unités originales vendues entre 1948 et 1998 ? Assez proche. Le problème est simple. Les gens ont aimé. C’était bon marché. Cela a fonctionné.
Cette fois, pas de moteur à essence. Pas deux cylindres qui s’envolent sous la chaleur. Entièrement électrique à la place. Cent dix nouveaux modèles sont prévus par Stellantis pour la décennie. La 2CV mène la charge.
15 000 €.
Cela représente environ 17 400 $ pour nous. Pas cher pour l’Europe ? Absolument. Probablement le véhicule électrique le moins cher du marché. S’ils s’en tiennent à ce chiffre.
La production démarre en Italie. 2028. Elle partage l’usine avec la Fiat Panda. Attendez-vous à ce qu’il soit petit. Plus petit que le ë-C3, qui est déjà petit. La logique veut que ce soit court. C’est c’est une 2CV après tout.
Pourquoi maintenant ? L’argent parle. Plus précisément, les « super crédits ». L’UE accorde des points supplémentaires aux petits véhicules électriques de la classe M1E. Un avantage de 30 pour cent par rapport aux objectifs de conformité. Un jeu intelligent pour un constructeur automobile pressé par la réglementation.
Le futur véhicule en incarnera l’essence : abordable, léger, pratique. Polyvalent. Un caractère qui ne ressemble à rien d’autre.
Renault a essayé ça aussi. Ramenant le 4, le 5. La Twingo est également devenue électrique. Citroën n’invente pas une catégorie, il se réapproprie simplement sa couronne.
Est-ce que ça marche ? Nous ne le savons pas encore.
Mais l’idée semble bonne. Sans fioritures. Aucun écran de la taille d’une fenêtre. Juste de la mobilité. Accessible. Le genre de voiture qui disparaît dans la circulation tout en faisant une déclaration.
Nous attendons. Deux ans après les débuts. Un peu long, je sais.
Mais ne vaut-il pas mieux le vouloir ? Pour voir ce que fait une marque lorsqu’elle arrête enfin de courir après la complexité.
