Comment la technologie du futur pourrait rendre les voitures véritablement insensibles à la mort

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La Chevrolet Nova 1970 dans Death Proof n’est pas qu’une simple voiture. C’est une arme. Le cascadeur Mike le conduit dans le seul but de briser les choses et les gens. Il ne s’inquiète pas des piétons qu’il transforme en victimes de la route. Il ne s’inquiète pas pour les passagers assis sur son siège passager. Il ne se soucie que de lui-même. C’est pourquoi il a installé un arceau de sécurité et un harnais à cinq points côté conducteur. Il s’agit d’une approche grossière et brutale de la survie. Cela fonctionne dans le film. Ça a l’air cool. C’est aussi complètement fictif.

La véritable sécurité ne vient pas des poutres en acier et du verre incassable. Cela vient de la technologie.

Les ingénieurs ne construisent pas de réservoirs. Ils construisent des cerveaux. L’objectif n’est plus seulement de survivre à un crash. Il s’agit en premier lieu de ne jamais provoquer d’accident. Ce changement change tout dans la façon dont nous définissons une voiture à l’épreuve de la mort. L’ère des muscle car est révolue. L’avenir ressemble davantage à une Volvo haut de gamme.

La promesse Volvo et PReVENT

Volvo ne joue pas. Le fabricant suédois est un membre actif du groupe de recherche sur la sécurité PReVENT. Leur objectif public est précis : une voiture à l’épreuve des blessures d’ici 2020. Ils ne promettent pas l’invincibilité. Ils promettent que le véhicule interviendra avant que le conducteur ne devienne une statistique.

Des marques de luxe comme BMW et Lexus mènent déjà ces expériences. La technologie coûte cher. Il sera d’abord installé dans des véhicules haut de gamme. Les voitures économiques recevront les mises à jour plus tard. C’est ainsi que l’innovation se répercute. C’est toujours le cas.

Relier les points

Les composants existent déjà. Vous les avez vus. Avertissement de collision avant. Freinage d’urgence automatique. Surveillance des angles morts. Aide au maintien de voie. Ces systèmes fonctionnent de manière isolée. Ils sont bons. Mais ils ne constituent pas encore une intelligence unifiée.

Le défi n’est pas d’inventer de nouveaux capteurs. Il s’agit de relier les systèmes existants en un seul système réactif. Une voiture qui pense plus vite qu’un humain. Une voiture qui voit le danger avant même que le cerveau du conducteur n’enregistre la menace.

C’est là que réside la vraie question. Pourquoi ces systèmes seront-ils capables de mieux gérer les accidents que la personne au volant ?

Cette réponse viendra ensuite.

L’écart de réaction et la montée de l’intervention autonome

Les humains ne réfléchissent pas lorsque le danger survient. Nous gelons.

Cet arrêt physiologique est fatal sur autoroute. Les recherches indiquent que le conducteur moyen met environ 1,1 seconde pour réagir à une collision avant de freiner. Ce délai semble négligeable jusqu’à ce que vous fassiez le calcul. Réduire la vitesse d’impact de seulement 10 mph réduit de moitié le taux de mortalité sur les autoroutes. Pendant cette période, une voiture roulant à 60 mph parcourt près de 90 pieds. Incontrôlé.

Les statistiques sont pires que ce à quoi on pourrait s’attendre. Dans 50 % des collisions arrière, le conducteur qui arrive ne touche jamais la pédale de frein. Ils sont tout simplement trop lents pour traiter la menace.

Les ingénieurs en sécurité automobile en ont assez d’attendre que les réflexes humains les rattrapent. Leur principe est simple : retirer l’humain émotionnel et paralysé de la boucle décisionnelle. Si la voiture calcule elle-même la trajectoire d’un accident imminent, les taux d’accidents devraient chuter. L’objectif est un véhicule “à l’épreuve de la mort”.

Ingénierie du véhicule imparable

« À l’épreuve de la mort » est un terme hyperbolique. Les systèmes échouent. Rien n’est parfait. Mais le projet PReVENT repousse les limites de ce qui est mécaniquement possible. Ils ne se contentent pas d’ajouter des cloches et des sifflets. Ils réinventent le rôle des dispositifs de sécurité numériques.

Les systèmes actuels des voitures modernes sont des conseillers passifs. Ils vous préviennent. La démarche PReVENT est active. Il pense pour vous.

Prenez le système de prévention pré-collision. Il existe déjà dans de nombreux modèles de luxe. Des lasers, des capteurs infrarouges et des caméras scannent la route. Lorsqu’un obstacle apparaît, la voiture fait clignoter un voyant d’avertissement et déclenche une alarme. Il prétend les ceintures de sécurité, amorce les airbags et augmente la pression de freinage. Certains systèmes freinent même automatiquement. Mais ça s’arrête là. Il attend que vous agissiez.

Ensuite, il y a la détection des angles morts. Ces capteurs surveillent les voies que vous ne pouvez pas voir. Ils émettent un bip pour vous indiquer qu’une voiture est en train de fusionner. Ils informent. Ils n’interviennent pas.

PReVENT veut combler cette lacune. L’objectif est de permettre au véhicule d’en prendre physiquement le contrôle lorsqu’une menace potentielle devient réelle. L’ordinateur de bord analyse la situation sous toutes les coutures. Tandis que le conducteur regarde fixement avec terreur, la voiture exécute des manœuvres d’évitement.

Naviguer dans le chaos

La vision PReVENT s’appuie sur l’intégration des données. Il extrait des informations des cartes de navigation par satellite pour anticiper les géométries routières dangereuses, comme les virages en épingle à cheveux ou les pentes abruptes. Il surveille les angles morts des piétons, des cyclistes et des autres véhicules. Il suit la vitesse et la direction de chaque objet à proximité.

Grâce à cette vision globale, la voiture calcule la voie d’évacuation optimale. Est-ce que ça freine ? Un écart ? Une combinaison des deux ?

La complexité de ces décisions est stupéfiante. Les futurs algorithmes de navigation devront peut-être effectuer des évaluations des risques éthiques en une fraction de seconde. La voiture doit-elle faire un écart à gauche, au risque d’entrer en collision avec un écureuil, pour éviter de percuter une femme poussant une poussette à droite ? Ce ne sont pas des hypothèses. Ce sont des défis de codage imminents.

Le potentiel de réduction des blessures

Une voiture véritablement sans accident n’existera peut-être jamais. La physique est impitoyable. Mais une voiture conçue spécifiquement pour minimiser les blessures est tout à fait plausible.

Considérez l’ampleur du problème. Dans le monde, environ 1,2 million de personnes meurent chaque année dans des accidents de voiture. Ce chiffre est horrible. Mais le nombre de blessés est bien plus élevé. Environ 50 millions de personnes souffrent de blessures non mortelles suite à des accidents de véhicules dans le monde. Les décès font la une des journaux, mais les blessures dominent les statistiques.

Si la technologie PReVENT est affinée et largement adoptée, ces deux chiffres devraient chuter considérablement. Le passage de l’alerte à l’intervention modifie toute la dynamique de la sécurité routière. Il transforme la voiture d’une boîte métallique passive en un participant actif à la survie.

Le chemin à parcourir

Il ne s’agit pas seulement d’arrêter les accidents. Il s’agit de leur survivre. L’intégration des données GPS, des réseaux de capteurs et du freinage autonome crée un filet de sécurité que les temps de réaction humaine ne pourront jamais égaler. Nous nous dirigeons vers un avenir où la voiture ne vous dit pas seulement de faire attention. Ça a l’air. Et quand cela ne suffit pas, il agit.

La technologie est encore en train de mûrir. Les dilemmes éthiques autour de la prise de décision algorithmique restent irrésolus. Mais la direction est claire. Nous externalisons les réflexes que nous n’avons pas.