Tesla rappelle 362 000 véhicules pour de dangereux problèmes FSD Beta

10

Les rappels massifs de véhicules ne sont pas une nouveauté pour les constructeurs automobiles. Vous les voyez chaque semaine. Faire face à eux est généralement pénible. Vous remorquez la voiture jusqu’à un concessionnaire. Vous attendez les pièces. Vous attendez un mécanicien. Il s’agit d’un casse-tête logistique qui fait grimper les coûts et nuit à la satisfaction des clients.

Mais il existe un moyen d’éviter tout le cirque. Mises à jour du logiciel.

C’est ainsi que Tesla gère un rappel massif de 362 758 véhicules aux États-Unis. La flotte concernée comprend les lignes S, X, Y et Model 3. Le correctif n’implique pas de dépanneuse. Il s’agit d’une notification push sur l’écran d’infodivertissement. La National Highway Traffic Safety Administration (NHTSA) a ordonné cette décision. Ils n’ont pas laissé le choix à Tesla. La cible est la version bêta du package Full Self-Driving (FSD).

Ce logiciel est un gros vendeur. Il en coûte 15 000 $ d’avance aux acheteurs américains. Il est présenté comme le summum de la technologie automobile. Pourtant, la NHTSA affirme qu’elle se comporte dangereusement aux intersections. Le système ne parvient pas à lire correctement la route.

Voici pourquoi l’agence est intervenue. Le logiciel bêta a connu des dysfonctionnements. Ce ne sont pas des bugs mineurs. Ce sont des risques pour la sécurité. La voiture peut rouler tout droit dans un virage. Cela se produit lors de l’entrée dans une voie de sortie où un virage est obligatoire. Le véhicule ignore la géométrie de la route.

Il interprète également mal les feux de circulation. La voiture pourrait passer à travers un feu orange sans ralentir. Ou pire, il pourrait traiter un panneau d’arrêt comme une suggestion. Pas d’arrêt. Roulez simplement.

La gestion de la vitesse est un autre point faible. Le système n’anticipe pas toujours les changements de limites de vitesse. Il ignore les limites affichées. Même si le conducteur dépasse manuellement la vitesse et dépasse la limite, le logiciel n’intervient pas. Ça ne freine pas. Cela ne limite pas la vitesse. Cela continue.

La NHTSA considère ces comportements comme potentiellement dangereux, conduisant à une mise à jour logicielle obligatoire pour près de 363 000 Tesla.

Il ne s’agit pas seulement d’un mauvais code. C’est une question de responsabilité. Vendre une option à 15 000 $ implique un certain niveau de confiance. La NHTSA affirme que la confiance est mal placée dans l’état bêta actuel. La voiture doit être réparée. Les pilotes recevront la mise à jour. Mais la question de la sécurité demeure. Un correctif logiciel peut-il vraiment résoudre un malentendu fondamental concernant le code de la route ?

La réalité de l’automatisation de niveau 2

Soyons clairs sur la technologie sous le capot. Pour l’instant, cette suite logicielle coûteuse reste en phase de test. Il est classé Système autonome de niveau 2, ce qui signifie qu’il n’est pas conçu pour une véritable indépendance. Il s’agit à proprement parler d’une aide à la conduite. Tesla a clairement exprimé cette distinction. Lors d’une enquête du ministère américain de la Justice sur Autopilot, l’entreprise a réitéré que le système exige que le conducteur soit prêt à intervenir à tout moment. Vous ne confiez pas le volant.

Les régulateurs de sécurité ne croient pas non plus au battage médiatique. La National Highway Traffic Safety Administration (NHTSA) a tiré la sonnette d’alarme en juin. Ils ont souligné le nombre disproportionné d’accidents liés au mode de conduite autonome. Les données sont criantes. Aux États-Unis, le logiciel Full Self-Driving (FSD) a été actif dans 273 accidents.

Il existe un écart énorme entre les promesses d’autonomie totale d’Elon Musk et la réalité routière. Cette déconnexion exige de la prudence. Le marché n’a pas eu besoin de beaucoup d’incitation pour réagir. Le cours de l’action Tesla a immédiatement chuté. Les actions ont chuté de 5,69% jeudi suite à l’annonce. Les investisseurs évaluent le risque.

“Le système ne rend pas la voiture autonome. Il rend le conducteur responsable de tout.”

L’inquiétude de la NHTSA met en évidence une tension croissante. Les fabricants proposent des mises à jour logicielles qui ressemblent à de la science-fiction. Les régulateurs examinent les rapports d’accident et constatent une erreur humaine masquée par la technologie. Lorsque l’action Tesla en prend un coup, il ne s’agit pas seulement d’un mauvais trimestre. Il s’agit d’un vote de confiance quant à la sécurité avec laquelle ces voitures se comportent réellement sur la voie publique.